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Vincent est à la limite de la dépression. Toute la journée, il tourne en rond dans son appartement et peine vraiment à s’occuper. Il cogite sévère et ses vagues tentatives pour sortir de sa torpeur se soldent systématiquement par des échecs. Un soir comme un autre, Julia, sa nouvelle voisine, sonne à sa porte. Elle a l’air sympathique. Paralysé par la timidité, le jeune homme ne sait que faire de cette apparition miraculeuse et reste muet. S’il veut la revoir et réussir à lui parler, il va falloir qu’il se reprenne sérieusement.
L’homme gêné ou Avant que l’ombre ne vienne débute comme un énième ouvrage humoristique façon Fabcaro. Auto-dérision, décalage et un soupçon d’absurde sociétal, la recette est bien connue. Ajoutez un découpage en format court (strips et demi-pages), plus un dessin minimaliste et une mise en scène volontairement répétitive et vous obtenez l’exemple type de la BD boboïsante et dans le vent. Le résultat est amusant, mais guère original.


Entre cinéma d’auteur sec et sérieux et comédie (vaguement) romantique ou dramatique suivant le point de vue, L’homme gêné ou Avant que l’ombre ne vienne se révèle être une œuvre originale et ambitieuse. Une curiosité faite d’un savant assemblage de petites gênes et de petits riens qui font tout le sel de l’existence.

L'homme gêné

26,90 €Prix
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